À 27 ans, Anok Yai, née au Caire et d’origine sud-soudanaise, devient la première femme noire à remporter le prestigieux titre de Mannequin de l’année 2025. Figure emblématique de la diversité et de l’élégance, elle s’impose comme une icône mondiale de la mode contemporaine.
La jeune femme a poussé son premier cri en 1997 au Caire (Égypte) au sein d’une famille réfugiée ayant fui la seconde guerre civile soudanaise, Anok Yai incarne à elle seule une histoire de résilience et de réussite. Sa famille, chrétienne et originaire du Soudan du Sud, s’installe aux États-Unis, à Manchester, dans le New Hampshire, alors qu’elle n’a que deux ans.
Sa mère infirmière, son père s’investit dans une association d’inclusion des personnes handicapées (Easterseals), et sa sœur Alim, consultante financière, deviendra plus tard son manager.
De la biochimie aux podiums du monde
Avant de briller sous les projecteurs, Anok Yai poursuit un parcours académique exemplaire, diplômée de la Manchester High School West puis étudiante en biochimie à l’Université d’État de Plymouth, avec l’ambition initiale de devenir médecin.
Mais son destin bascule en 2018, lorsqu’une photo d’elle prise lors d’un festival universitaire devient virale sur les réseaux sociaux. Ce cliché attire l’attention d’agences de mannequins et propulse la jeune femme sur les podiums internationaux.
Une ascension fulgurante dans la mode
Anok entre véritablement dans l’histoire en 2018, en devenant la première mannequin noire à ouvrir un défilé Prada depuis Naomi Campbell en 1997. Ce moment historique marque un tournant pour la représentation des femmes noires dans la haute couture.
Depuis, elle a défilé pour les plus grandes maisons Chanel, Versace, Balmain, Dior, Givenchy et figure aujourd’hui parmi les mannequins les mieux payés au monde.
Élue Mannequin de l’année 2025, Anok Yai consolide son statut d’icône mondiale. Au-delà de la mode, elle incarne un message de diversité, d’excellence et d’inspiration pour toute une génération de jeunes femmes issues de parcours variés.
