La France élève l’écrivaine Camerounaise Djaili Amal au rang Chevalier de la Légion d’Honneur

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Djaili Amadou Amal e été élevée au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur le 02 février 2026. Cette remise d’insigne vient concrétiser le décret du 16 juillet 2025 de Son Excellence Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République française.

La cérémonie de remise des insignes s’est déroulée le 02 février 2026 à Yaoundé, sous la haute présidence de Son Excellence Monsieur Sylvain Riquier, Ambassadeur de France au Cameroun.

« J’exprime ma sincère gratitude à la République française pour cette prestigieuse distinction, et il m’est particulièrement cher de rappeler que, dans le message officiel annonçant le décret m’élevant à cette dignité, il est fait expressément mention de « l’incroyable richesse » de mon œuvre littéraire, ainsi que de mon « engagement sans faille dans la défense et la promotion des droits des femmes » ; tant à travers mes « écrits » que par mon « action associative », a indiqué la récipiendaire.

Selon Bibliosurf, Née en 1975 à Maroua, dans l’Extrême-Nord du Cameroun, Djaïli Amadou Amal grandit entre un père juriste, professeur d’arabe, et une mère égyptienne. Mariée de force à dix-sept ans, puis confrontée à un second mariage marqué par la violence conjugale, elle parvient à s’extraire de ces unions et s’installe à Yaoundé. Pour financer son projet d’écriture, elle s’appuie sur son BTS en gestion et vend des bijoux, transformant une trajectoire marquée par la contrainte en matériau littéraire et en combat féministe.

Son premier roman, Walaande, l’art de partager un mari (2010), lui apporte une renommée immédiate. Témoignage largement autobiographique, il met en scène quatre femmes partageant le même époux dans une concession du Nord-Cameroun. La presse la surnomme alors « voix des sans-voix ». Le prix du jury de la Fondation Prince Claus permet au livre d’être traduit en arabe et diffusé au Maghreb et au Moyen-Orient, élargissant la portée de sa dénonciation des pesanteurs sociales, qu’elles soient liées aux traditions ou aux religions.

Avec Mistiriijo, la mangeuse d’âmes (2013), elle confirme son attention aux problèmes sociaux de sa région, tandis que Munyal, les larmes de la patience (2017) est couronné par de nombreux prix, inscrit au programme scolaire camerounais et distingué par le Goncourt des lycéens. Parallèlement, après un programme IVLP aux États-Unis, elle fonde l’association Femmes du Sahel, prolongeant par l’action militante les combats ouverts par ses livres.

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