Lydol, une carrière face à une figure paternelle tâchée de sang !

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Samedi 10 mai 2025, une journée d’horreur au Cameroun. Le pays a perdu un enfant de six ans, Mathis, qui a succombé sous les coups de poignard d’un père de famille nommé Sieur Nwafo.

Le jeune enfant dont le rêve était de devenir journaliste, a servi d’objet de vengeance à son assassin qui s’est querellé dans un bar au quartier Ngoa-Ekelle à Yaoundé avec le père de la victime. Ce dernier a reçu un coup au bras, puis un autre à la gorge. Transporté à l’hôpital militaire, le petit ne survivra pas.

L’histoire devenue extrêmement virale a suscité une vague d’indignation sans précédent sur les réseaux sociaux. Très vite un visage connu de la scène des spectacles est associé à ce meurtre.

Lydol…

La slameuse et actrice connue pour son talent incontesté, ses textes riches d’enseignements et son engagement contre la violence atterrit au cœur du drame. Pour cause, Sieur Nwafo, meurtrier du petit Mathis est le père de l’artiste. Le crime est survenu alors que celle-ci était en campagne de communication pour un grand concert live qu’elle prévoyait d’offrir au Palais des congrès de Yaoundé.

Une communication qui a d’ailleurs connu une participation très impliquée de Sieur Nwafo. Lydol a présenté son père au public, comme le meilleur père qu’un enfant puisse espérer. Ce dernier a affiché à son tour son admiration face au succès grandissant de sa fille. Dès lors, on se demande, « d’où vient-il qu’un aussi bon père, entre dans une maison pour s’en prendre à coup de poignard à un enfant de six ans qui ne faisait que manger son pain chocolat ? »

Alors, très vite, les internautes s’en prennent à Lydol. Une information selon laquelle, Sieur Nwafo aurait tué un homme deux semaines avant, sans être inquiété, n’arrange rien. « Alors elle savait que son père était un meurtrier » ; « Elle aurait sans doute payé pour le faire libérer lors du précédent crime » ; « Lydol, tu nous as menti, tu nous as vendu le visage d’un bon père. Un bon père ne tue pas un enfant de six ans ».

Le Palais des Sports du 23 mai 2025, qui était prévu pour être un moment de couronnement des efforts conjugués de Lydol au fil des ans, tourne ainsi au vinaigre. Lydol, de son vrai nom Dolly Sorel Nwafo, slameuse et auteure-compositeure camerounaise est ce genre d’artiste au parcours traçable.

L’artiste de 31 ans aujourd’hui a évolué pas à pas devant un public qui l’a admiré sans cesse.  Elle a porté le drapeau du Cameroun à chaque fois que l’international l’a appelé. En 2024, la slameuse avait été reconnue comme jeune leader africain dans le cadre du Mandela Washington Fellowship par exemple. D’ailleurs, la Camerounaise avait eu l’honneur d’être félicitée par Kamala Harris, alors candidate à la course de la Maison Blanche et de l’ancien président américain Barack Obama, c’était le 1er août 2024.

Tous ces efforts pourquoi ?

Dans une tentative inespérée le 12 mai dernier, Lydol via une vidéo a essayé de s’adresser aux Camerounais et à la famille du petit Mathis pour se désolidariser des actes de son père et présenter ses condoléances à la famille éprouvée. Aussi, en annonçant le renvoi de son concert au Palais des Congrès. Une sortie qui a envenimé la situation. Les experts en communication ont accusé son manque de professionnalisme dans sa démarche et les internautes quant à eux lui ont attribué des larmes de crocodiles. Celle-ci a même été accusée d’être de connivence avec son père pour les rites de succès.

Pourtant, tout ceci aurait pu ne pas exister si Sieur Nwafo s’était contenté d’être un père normal. C’est-à-dire, un père qui sait que, les actes qu’un parent pose affecte et impacte la vie de son enfant. Lydol rêvait sans doute d’un père aimant. Celui dont le visage est aujourd’hui présenté au public, même si Lydol se l’imaginait, elle doit l’avoir enfouit au fond de son subconscient. Quel enfant veut d’un père violent et meurtrier ?

Lydol, Dolly Sorel Nwafo de son vrai nom face à des Camerounais animés par la colère et la vengeance risque sa carrière. Une carrière qu’elle a bâtie au fil des ans sans lésiner sur aucun effort.  On voudrait peut-être que Lydol se vide du sang que Sieur Nwafo lui a transmis en la mettant au monde.

Les Camerounais ont déjà annoncé la fin de sa carrière. « C’est fini pour toi comme ça », « Si tu vois quelqu’un au Palais des Sports, ce seront les balayeurs de salle ». Qu’attend-t-on de cette jeune artiste? Si Lydol était une chargée de communication dans une entreprise lambda, aurait-on exigé son licenciement ?

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