Afrique du Sud : Mandisa Maya, première femme juge en chef prend fonctions

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La juge Mandisa Maya, 60 ans, devient ainsi « Chief Justice » (juge en chef) soit la magistrate la plus haut placée et qui est également à la tête de la Cour Constitutionnelle.

Quelques semaines après sa nomination, Mandisa Maya, a pris ses fonctions de présidente de la Cour constitutionnelle le 1er septembre 2024. Jusque-là, vice-présidente de la Cour suprême de son pays, la juge Mandisa Maya, 60 ans, devient ainsi la première femme à être propulsée à la tête du pouvoir judiciaire.

Elle a été nommée par le président Cyril Ramaphosa à la tête de la Cour constitutionnelle Sud-Africaine en juillet 2024. Elle remplace ainsi Raymond Zondo, à la tête de l’instance suprême.

En tant que juge en chef, Mandisa Maya sera confrontée à de nombreux défis, notamment en matière de réforme judiciaire, d’indépendance des tribunaux et de lutte contre la corruption. Sa capacité à naviguer ces enjeux déterminera en grande partie l’évolution du système judiciaire sud-africain.

PourThoba Poyo-Dlwati, présidente de la branche sud-africaine de l’Association internationale des femmes juges cette nomination c’est : « la reconnaissance du fait que les femmes sont tout aussi capables d’assumer des postes de chefs, tout en haut d’une des branches du pouvoir de l’État. Si l’on regarde, par le passé, en 1994, il n’y avait qu’une poignée de femmes juges sur 174 postes, et aucune n’était noire. Désormais, aujourd’hui, sur 248 postes, 115 sont des femmes.

« Alors, bien sûr, il y a encore beaucoup de progrès à faire. Par exemple, sur les quinze magistrats qui gèrent les plus Hautes cours, seuls cinq sont des femmes. Mais je pense qu’avec le temps, nous parviendrons à améliorer les choses et à avoir les mêmes postes. Il faut juste continuer à s’assurer que les discours et les stéréotypes changent. Cette nomination nous donne donc de l’espoir et nous inspire, en tant que femmes magistrates, et c’est aussi une source d’inspiration pour les générations à venir. »

Originaire d’une région rurale de la province du Cap-Oriental, elle a défié les attentes et les obstacles de l’époque de l’apartheid. En 1989, elle a obtenu une bourse Fulbright pour étudier le droit à l’Université Duke aux États-Unis, un accomplissement rare pour une femme noire à cette époque.

Initialement attirée par la médecine, elle a changé d’orientation pour le droit, influencée par sa curiosité intellectuelle et son désir de justice. Cette décision l’a propulsée vers une carrière marquée par plusieurs premières : elle a été la première femme noire à être nommée juge à la Cour suprême d’appel, puis la première femme à en devenir vice-présidente et présidente.

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